Sans titre - Pas daté ( environ milieu 2007)
" Et toi tu le vis bien?
Je fais croire que oui à tout le monde, jusqu'à moi même. C'est difficile de se convaincre d'un truc auquel on a jamais cru. Mais il faut bien s'y faire : les cernes, la paranoïa, la faiblesse, les pleurs, c'est le prix à payer pour son bonheur. On s'y habitue surement un jour, ça finit par disparaitre. Du moins c'est ce que j'espère. Mais ce n'est sans doute pas ça le plus difficile. Le pire, c'est de revivre la mort à travers toutes les nouvelles étapes. Chacune d'elles me rappelle le manque, l'absence, que semble-t-il je n'ai toujours pas réussi à combler. Mais je ne suis pas la seule à être passée par là, d'autres s'en sont sortis avant moi. Pourquoi moi je ne m'en sortirais pas?
J'ai cette impression que personne ne comprend ou ne remarque que ça ne va pas, que je me détruis de l'intérieur. Mais si je cessais la comédie et que le rôle de la reine de la mascarade cessait d'être le mien, alors, l'évidence s'imposerait à tous."