« Il s'envole.
Je lève mes mains à hauteur de mes yeux. Ce corps c'est moi qui l'ai façonné, qui l'ai épuré. Je l'ai corrigé, domestiqué, plié à ma volonté. Assujetti.
Je tends vers l'absolu, je suis sans âge. Je ressemble maintenant à ces personnages lunaires des peintures médiévales. Androgynes, longilignes et pâles.
Je me trouve belle. »
Juste parceque ce texte,
Je le trouve magnifique.
Les mots - tous autant qu'ils sont .
Consciemment inconscient.
Prendre pour vérité
Un mensonge.
Ne plus distinguer le vrai du faux
Qui aurait cru que ce texte puisse me toucher autant? J'ai peur pour elle et peur pour moi. Peur de tomber dans le même excès, la même obsession. Mon pouvoir sur mon corps me fascine, et cette fascination commence à me faire très peur. J'en ai conscience, pourtant c'est plus fort que moi. Mais je ne veux pas continuer à sombrer. Je ne veux pas continuer. Regarder la glace d'un air satisfait, ca se voit, tu maigris. Monter sur la balance et ne pas réelement s'inquieter du chiffre qui diminue à chaque fois.
Il faut que je change, il faut que fasse taire cette putain de voix dans ma tête.